Projet de loi n° 50/67 et décret portant statut de l'Enseignement privé (1967)

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Résumé

Le document présente un projet de loi n° 50/67 portant statut de l'Enseignement privé au Sénégal, accompagné d'un décret ordonnant sa présentation à l'Assemblée nationale. Ce projet vise à remplacer l'arrêté général n° 3179 du 12 juillet 1948 et à encadrer les établissements d'enseignement privé sous le contrôle de l'État. Il définit les conditions d'ouverture, les programmes, la reconnaissance par l'État, le contrôle et les sanctions applicables.

Points clés

  • Le décret n° 67 1134/PR.SG.BL du 18 octobre 1967 ordonne la présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale.
  • Le projet de loi est structuré en sept titres couvrant les dispositions générales, l'ouverture et le personnel, les programmes, la reconnaissance, le contrôle, la délivrance des diplômes et les pénalités.
  • L'enseignement privé est défini comme incluant les établissements d'enseignement général, technique, professionnel, d'éducation physique et artistique.
  • Les établissements privés doivent respecter des conditions strictes pour leur ouverture et la qualification de leur personnel, fixées par décret.
  • Les programmes doivent s'aligner sur ceux de l'enseignement public, sauf dérogation.
  • La reconnaissance par l'État permet aux établissements d'obtenir des subventions et de recevoir des élèves boursiers.
  • L'État exerce un contrôle permanent sur les établissements privés, avec des sanctions en cas de non-respect des dispositions légales.
  • Le monopole de la délivrance des diplômes est réservé à l'État, sauf exceptions pour des titres particuliers.

Détails et éléments notables

  • Références légales :
    • Décret n° 67 1134/PR.SG.BL du 18 octobre 1967.
    • Projet de loi n° 50/67.
    • Arrêté général n° 3179 du 12 juillet 1948 (abrogé par le projet).
    • Loi n°1967/51 du 29 novembre 1967 (loi promulguée).
  • Acteurs et institutions :
    • Président de la République : Léopold Sédar Senghor.
    • Ministre de l'Éducation nationale : Amadou Mahtar M'Bow.
    • Assemblée nationale (2ème législature, 2ème session ordinaire de 1967).
    • Commissions parlementaires : Commission de la Législation, de la Justice, de l'Administration Générale et du Règlement Intérieur ; Commission de l'Éducation, de la Culture, de l'Information, des Arts, de la Jeunesse et des Sports.
    • Rapporteurs : M. Lamine Danfakha et M. Babacar Sedikh Diouf.
  • Amendements proposés :
    • Modification rédactionnelle de l'article 25 (remplacement de "gérante" par "gérant").
    • Suppression de l'expression "Pendant au moins deux ans" à l'article 10.
    • Recommandation d'éviter l'attribution de noms de personnalités vivantes aux établissements privés.
  • Sanctions :
    • Amendes de 10 000 à 100 000 francs pour ouverture illégale d'établissements ou délivrance illégale de diplômes.
    • Emprisonnement de 6 jours à 1 mois en cas de récidive pour ouverture illégale.
    • Fermeture temporaire ou définitive des établissements en cas de récidive ou de non-respect des mises en demeure.
  • Contrôle et reconnaissance :
    • Contrôle exercé par les agents des corps de contrôle de l'Éducation nationale et autres institutions compétentes.
    • Reconnaissance accordée par décret après enquête administrative.