Loi n° 94-82 du 23 décembre 1994 portant statut des établissements d'enseignement privés
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Résumé
La Loi n° 94-82 du 23 décembre 1994 fixe le statut des établissements d'enseignement privés au Sénégal. Elle remplace les lois antérieures, notamment la loi n°67-51 du 29 novembre 1967, pour simplifier les procédures de création et élargir son champ d'application à l'enseignement supérieur. Le texte introduit une déclaration préalable pour l'ouverture des établissements, renforce les contrôles administratifs et institue un Conseil consultatif de l'enseignement privé (COCEP) pour faciliter la concertation entre l'État et les acteurs privés.
Points clés
- Simplification des formalités d'ouverture des établissements privés via une déclaration préalable (article 7).
- Respect des programmes officiels ou élaboration de programmes propres sous contrôle de l'État (article 10).
- Monopole de l'État sur la délivrance des diplômes d'État, avec possibilité de délégation exceptionnelle par décret (article 15).
- Création du Conseil consultatif de l'enseignement privé (COCEP) pour la concertation État-secteur privé (article 17).
- Sanctions en cas de non-respect des règles : amendes, emprisonnement ou fermeture administrative (articles 18 à 20).
- Abrogation des lois antérieures contraires, notamment la loi n°67-51 du 29 novembre 1967 (article 22).
Détails et éléments notables
- Références légales :
- Loi d'orientation de l'éducation nationale n° 91-22 du 16 février 1991.
- Loi n°67-51 du 29 novembre 1967 (abrogée).
- Décrets d'application prévus pour préciser les modalités (articles 7, 9, 12, 17).
- Champ d'application :
- Établissements des cycles fondamental, secondaire, professionnel, supérieur, éducation physique et artistique.
- Exclusions : garderies saisonnières, écoles coraniques, centres de formation internes aux entreprises (article 2).
- Conditions pour le personnel :
- Conditions académiques, physiques et absence de condamnation pénale (article 8).
- Sanctions :
- Amendes de 200 000 à 2 000 000 FCFA et/ou emprisonnement de 6 mois à 2 ans pour gestion illégale (article 18).
- Fermeture administrative ou judiciaire en cas de non-respect des règles (articles 18 et 19).
- Acteurs institutionnels :
- Ministère de l'Éducation nationale.
- Conseil consultatif de l'enseignement privé (COCEP).