Loi n° 84-21 du 2 février 1984 portant statut de la Magistrature

PDF - 6.9 Mo

Partager ce document

Résumé

La loi n° 84-21 du 2 février 1984 porte statut de la Magistrature de la République du Sénégal. Elle abroge l'ordonnance n° 60-47 du 9 novembre 1960 et ses modifications successives pour établir un nouveau cadre juridique adapté à la réorganisation judiciaire, notamment la suppression des Justices de paix et des tribunaux de première instance, remplacés par des tribunaux départementaux et régionaux. Ce texte refonde les dispositions relatives à la hiérarchie, au recrutement, aux devoirs, à la discipline et aux conditions de service des magistrats.

Points clés

  • Abrogation de l'ordonnance n° 60-47 du 9 novembre 1960 et refonte du statut de la magistrature.
  • Suppression des Justices de paix et des tribunaux de première instance, remplacés par des tribunaux départementaux et régionaux.
  • Recrutement des magistrats principalement via un examen professionnel à l'ENAM, avec des possibilités réduites de recrutement sur titres.
  • Hiérarchie judiciaire réorganisée en deux grades, avec des magistrats classés hors hiérarchie pour les postes les plus élevés.
  • Création d'un corps d'extinction pour les anciens Juges de paix, renommé "corps des magistrats des tribunaux".
  • Dispositions transitoires pour les greffiers en chef et greffiers justifiant de certaines conditions.
  • Entrée en vigueur de la loi fixée au 1er novembre 1984, concomitamment avec la loi portant organisation judiciaire.

Détails et éléments notables

  • Références légales :
    • Ordonnance n° 60-47 du 9 novembre 1960 (abrogée).
    • Lois modificatives : n° 62-02, n° 67-53, n° 71-64, n° 75-106, n° 77-88, n° 81-05.
    • Articles clés : 2 (nomination), 3 (inamovibilité), 4 (parquet), 16 (sanctions disciplinaires), 55 (recrutement), 58 (hiérarchie), 61 (juge d'instruction), 84 (dispositions transitoires).
  • Acteurs et institutions :
    • Président de la République (nomination des magistrats).
    • Garde des Sceaux, Ministre de la Justice (proposition de nomination, pouvoir disciplinaire pour le parquet).
    • Conseil supérieur de la Magistrature (avis pour les magistrats du siège).
    • Commission de discipline et commission d'avancement pour les magistrats du parquet.
    • École Nationale d'Administration et de Magistrature (ENAM).
  • Dispositions spécifiques :
    • Inamovibilité des magistrats du siège (article 3).
    • Incompatibilités avec les activités politiques et syndicales (articles 8 et 10).
    • Serment des magistrats (article 6).
    • Notation annuelle des magistrats (articles 46 à 49).
    • Rémunération alignée sur celle des fonctionnaires (article 50).
    • Détachement pour fonctions publiques électives (article 52).
    • Port du costume judiciaire (articles 39).
  • Discipline et avancement :
    • Sanctions disciplinaires graduelles (article 16).
    • Procédure disciplinaire pour les magistrats du parquet (articles 21 à 33).
    • Avancement au choix pour les magistrats du siège et du parquet (articles 64 à 73).
  • Corps des magistrats des tribunaux :
    • Ancien corps des Juges de paix transformé en corps d'extinction (articles 78 à 83).
    • Possibilité de nomination aux tribunaux départementaux, du travail et régionaux (article 79).