Loi n° 1985-21 du 25 février 1985 abrogeant et remplaçant l'article 2 du Code de la pêche maritime
PDF - 1.0 Mo
Résumé
La loi n° 1985-21 du 25 février 1985 modifie l'article 2 du Code de la pêche maritime (loi n° 76-89 du 2 juillet 1976) en substituant la notion de zone économique exclusive à celle de zone exclusive de pêche. Cette modification vise à aligner la législation sénégalaise sur la Convention des Nations Unies sur le Droit de la mer, élargissant ainsi les droits du Sénégal sur les ressources naturelles au-delà des seules ressources halieutiques.
Points clés
- Abrogation et remplacement de l'article 2 du Code de la pêche maritime (loi n° 76-89).
- Introduction de la zone économique exclusive (ZEE) de 200 milles marins, remplaçant la zone exclusive de pêche de 50 milles marins.
- Alignement sur la Convention des Nations Unies sur le Droit de la mer, ratifiée par le Sénégal.
- Extension des droits souverains du Sénégal aux ressources naturelles (biologiques et non biologiques) des eaux, fonds marins et sous-sols.
- Adoption du projet de loi par l'Assemblée nationale le 8 février 1985.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Loi n° 76-89 du 2 juillet 1976 (Code de la pêche maritime).
- Loi n° 1985-21 du 25 février 1985.
- Convention des Nations Unies sur le Droit de la mer.
- Acteurs institutionnels :
- Assemblée nationale (VIe législature, deuxième session ordinaire de 1984).
- Intercommission (Affaires étrangères, Législation, Développement rural).
- M. Oumar Ndiaye (rapporteur).
- M. Ibrahima Fall (Ministre des Affaires étrangères).
- Contenu de la modification :
- L'article 2 modifié stipule : "Le droit de pêche dans les eaux relevant de la juridiction sénégalaise appartient à l'État. Ce droit s'exerce dans les eaux territoriales telles que définies par la loi et dans une zone économique exclusive qui s'étend sur une largeur de 200 milles marins calculée à partir des lignes de base ayant servi à mesurer la largeur de la mer territoriale."
- Contexte international :
- Le Sénégal est le 8e État signataire de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la mer.
- Mention des positions des grandes puissances, notamment le refus initial des États-Unis.