Loi n°1971-50 du 28 juillet 1971 portant suppression de la franchise de l'impôt sur les bénéfices de
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Résumé
La Loi n°1971-50 du 28 juillet 1971 supprime la franchise de l'impôt sur les bénéfices des professions industrielles et commerciales pour les dotations destinées au renouvellement du stock normal indispensable, postérieurement à l'exercice clos en 1970. Elle fixe également les règles d'imposition des dotations antérieurement constituées, en les taxant à un taux réduit et en échelonnant leur imposition sur trois ans.
Points clés
- Suppression de la franchise d'impôt pour les dotations de renouvellement de stock à compter de l'exercice clos en 1970.
- Imposition des dotations antérieurement constituées à hauteur de 50 % de leur montant, selon l'impôt sur les bénéfices des professions industrielles et commerciales.
- Échelonnement de l'imposition sur trois ans (1971, 1972, 1973), avec réintégration progressive aux résultats des exercices concernés.
- Abrogation des dispositions antérieures contraires, notamment celles de la délibération de l'Assemblée territoriale n°57-084 du 27 décembre 1957.
- Prise d'effet de la loi à compter du 1er janvier 1971.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Loi n°1971-50 du 28 juillet 1971.
- Loi n°61-21 du 10 mars 1961 (interdiction antérieure de constitution de nouvelles dotations).
- Loi n°65-39 du 22 mai 1965 et loi n°69-38 du 19 juin 1969 (prélèvements sur les réserves).
- Délibération de l'Assemblée territoriale n°57-084 du 27 décembre 1957 (abrogée partiellement).
- Acteurs et institutions :
- Assemblée nationale du Sénégal (adoption de la loi).
- Commission des Finances et Commission des Affaires Économiques et du Plan (rapports d'examen).
- Ministère des Finances et des Affaires économiques (présentation du projet de loi).
- Président de la République (promulgation).
- Contexte et justifications :
- Système initial créé pour faire face à la hausse des prix et aux difficultés de réapprovisionnement.
- Lacunes du système : incontrôlabilité, inefficacité, utilisation détournée des fonds, perte d'intérêt due à la stabilité des prix.
- Nécessité de transformer les dotations en réserves et de les taxer à un taux réduit pour simplifier la fiscalité.
- Modalités d'application :
- Taux d'imposition réduit à 50 % du taux normal pour les dotations antérieures.
- Fractionnement de l'imposition en trois tranches annuelles (1971, 1972, 1973).
- Réintégration immédiate en cas de cession ou cessation d'entreprise.