Loi n°06/2018 autorisant le Président de la République à ratifier la Convention révisée sur la recon

PDF - 741 Ko

Partager ce document

Résumé

La loi n°06/2018 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier la Convention révisée sur la reconnaissance des études et des certificats, diplômes, grades et autres titres de l'enseignement supérieur dans les États d'Afrique. Cette convention, adoptée initialement à Arusha en 1981 et révisée à Addis-Abeba en 2014, vise à harmoniser et faciliter la reconnaissance mutuelle des qualifications académiques en Afrique pour promouvoir la mobilité académique, l'intégration continentale et la lutte contre les titres frauduleux.

Points clés

  • Autorisation de ratification de la Convention révisée par le Président de la République (Article unique de la loi).
  • La Convention révisée remplace et modernise la Convention de 1981 pour l'adapter aux évolutions de l'enseignement supérieur, notamment en matière d'assurance qualité, de mobilité académique et d'internationalisation.
  • Objectifs principaux : renforcer la coopération interafricaine, promouvoir l'assurance qualité, faciliter la mobilité des étudiants et des enseignants, et harmoniser les titres de l'enseignement supérieur.
  • Création de structures nationales et régionales pour la mise en œuvre de la Convention, incluant un Comité de la Convention et un Réseau africain de structures nationales.
  • La Convention entre en vigueur un mois après la ratification par dix États africains.
  • Le Sénégal vise à promouvoir le label « Étudier au Sénégal » et à faire de Dakar un hub régional pour l'enseignement supérieur.

Détails et éléments notables

  • Références juridiques :
    • Loi n°06/2018 adoptée par l'Assemblée nationale le 15 février 2018.
    • Projet de loi n°25/2017 et Décret de présentation n°2017-1733 du 27 septembre 2017.
    • Convention de 1981 (Arusha) et sa révision en 2014 (Addis-Abeba).
    • Articles 43 et 95 à 98 de la Constitution du Sénégal.
  • Acteurs et institutions :
    • Assemblée nationale du Sénégal (XIIIème législature).
    • Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'Extérieur.
    • Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
    • UNESCO (dépositaire de la Convention).
    • Union Africaine.
  • Dispositions de la Convention :
    • Définitions claires des termes comme « accès », « accréditation », « reconnaissance », et « enseignement supérieur transfrontalier ».
    • Obligations des Parties : reconnaissance des titres, évaluation des études partielles, validation des acquis antérieurs, et lutte contre les pratiques frauduleuses.
    • Mécanismes de transparence et de non-discrimination dans les procédures de reconnaissance.
    • Création d'un Comité de la Convention et d'un Réseau africain pour assurer le suivi et l'application.
  • Procédures et délais :
    • Décisions de reconnaissance doivent être prises dans un délai raisonnable, avec possibilité de recours en cas de refus.
    • Entrée en vigueur de la Convention : un mois après la ratification par dix États.
    • Dénonciation possible avec un préavis de douze mois.
  • Contexte et motivations :
    • Alignement avec les objectifs du Plan d’action de la seconde Décennie de l’éducation pour l’Afrique (2006-2015).
    • Renforcement de l'identité culturelle africaine et suppression des contraintes héritées du passé colonial.
    • Adaptation aux défis de la mondialisation et de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS).