Stratégie nationale de Financement des Risques climatiques et de Catastrophes 2025-2030

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Stratégie nationale de Financement des Risques climatiques et de Catastrophes 2025-2030

Résumé

Le document présente la Stratégie nationale de Financement des Risques climatiques et de Catastrophes (SNFRC) 2025-2030 du Sénégal, élaborée par le Ministère des Finances et du Budget. Cette stratégie vise à renforcer la résilience du pays face aux aléas climatiques (sécheresses, inondations, feux de brousse, etc.) en améliorant la protection financière des ménages, des PME, du secteur agricole et des infrastructures publiques. Elle s’inscrit dans le cadre de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 et s’aligne sur des référentiels internationaux comme le Cadre de Sendai et l’Accord de Paris.

Points clés

  • Vision : « Un Sénégal résilient face aux risques climatiques et de catastrophes d’ici 2030 », permettant une gestion efficace des risques macro-budgétaires et une protection des populations vulnérables.
  • Cinq axes stratégiques :
    • Amélioration de la connaissance des risques (collecte de données, modélisation, cartographie).
    • Renforcement du cadre institutionnel (centralisation autour du MFB, coordination des acteurs).
    • Financement efficient des risques macro-budgétaires (rationalisation des instruments budgétaires, assurance souveraine).
    • Renforcement de la résilience des ménages (protection sociale, assurance inclusive).
    • Renforcement de la résilience des PME et du secteur agricole (accès à l’assurance, environnement réglementaire).
  • Actions prioritaires : 17 mesures concrètes, dont la création d’un Fonds national de Réponse aux Catastrophes, le développement d’assurances pour les biens publics, et l’amélioration des systèmes de protection sociale adaptative.
  • Cadre légal et institutionnel : La stratégie s’appuie sur des textes nationaux (Code de l’environnement, Plan ORSEC) et régionaux (Code CIMA, initiatives de la CEDEAO).
  • Partenariats : Collaboration avec la Banque mondiale, l’ARC (African Risk Capacity), et des acteurs locaux comme la CNAAS (Compagnie Nationale d’Assurance Agricole du Sénégal).

Détails et éléments notables

  • Références légales et stratégiques :
    • Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030).
    • Accord de Paris sur le climat (2015) et Contribution Déterminée au niveau National (CDN) du Sénégal.
    • Code CIMA (réglementation des assurances en Afrique de l’Ouest).
    • Décret n° 2008-211 du 4 mars 2008 (Plateforme nationale pour la prévention des risques de catastrophes).
    • Arrêté n° 17041 du 16 mai 2023 (Commission de Pilotage des financements durables).
  • Chiffres et montants :
    • Pertes annuelles moyennes liées aux sécheresses estimées à 13,4 milliards FCFA (0,08 % du PIB).
    • Pertes potentielles en cas d’inondations extrêmes : 519 milliards FCFA (2,7 % du PIB).
    • Budget du Fonds de Solidarité Nationale (FSN) : 11,3 milliards FCFA en 2023.
    • Prime annuelle de l’assurance souveraine ARC : 1,8 milliard FCFA pour la sécheresse.
  • Acteurs institutionnels :
    • Ministère des Finances et du Budget (MFB) : Pilotage de la stratégie.
    • Direction de la Protection Civile (DPC) : Coordination des secours d’urgence.
    • CNAAS : Assurance agricole subventionnée.
    • Fonds de Solidarité Nationale (FSN) : Aide aux ménages vulnérables.
    • Banque mondiale et FMI : Soutien technique et financier (ex : Facilité pour la Résilience et la Durabilité).
  • Instruments financiers existants :
    • Assurances souveraines (ARC) : Couverture contre la sécheresse, les sécheresses pastorales et les pandémies.
    • Fonds de calamités agricoles : 1,02 milliard FCFA en 2023.
    • Opération de Sauvegarde du Bétail (OSB) : Aide aux éleveurs en cas de sécheresse.
    • Lignes budgétaires sectorielles : 7,2 milliards FCFA en 2024 pour la réponse aux chocs.
  • Défis identifiés :
    • Fragmentation institutionnelle et manque de coordination entre acteurs.
    • Faible pénétration de l’assurance (1,45 % de la population en 2020).
    • Absence de couverture assurantielle pour les inondations et les biens publics.
    • Délais de décaissement des fonds d’urgence.